Le Songe

(Ett drömspel)

La pièce fut créée le 17 avril 1907 à Stockholm. Dans une lettre à l’un de ses traducteurs, Strindberg a donné un aperçu de la pièce : « La fille du dieu Indra est descendue sur terre afin de voir comment vivent les hommes ; et là elle fait l’expérience que leur vie est difficile, et le pire de tout est de faire mal aux autres parce qu’on y est obligé pour pouvoir survivre. » En plusieurs variantes (à l’école, pendant le mariage), la déesse découvre la douleur intrinsèque de la vie humaine. Chez l’avocat avec qui elle se marie, les crimes et les vices des clients viennent et s’en vont. Avec lui elle vit la pauvreté, la haine et le déchirement de quelqu’un qui est tiraillé entre ses devoirs. Qui vaut mieux : ses enfants ou l’humanité ?

La technique du rêve, appliquée pour la première fois dans Le Chemin de Damas, est ici portée à la perfection. Tout peut arriver, tout est possible et vraisemblable. Temps et espace n’existent plus. Les personnages se dédoublent et se multiplient, s’évanouissent et se condensent, se dissolvent et se reconstituent. Mais une conscience suprême les domine tous : celle du rêveur, c’est-à-dire de l’auteur.

Rêveur ? « Ce drame a été écrit après quarante jours de souffrances (août-septembre 1901) alors que Harriet était partie avec mon dernier enfant qui n’était pas encore né », indique Strindberg dans son Journal occulte le 14 avril 1907, jour de la répétition générale du Songe à Stockholm. Ainsi, quelques années après avoir été écrite, cette pièce, qu’il considérait comme « l’enfant de ma plus profonde douleur » allait enfin être jouée – avec Harriet Bosse, son ancienne femme, dans le rôle d’Agnès, la fille d’Indra.

Le Songe

(Ett drömspel)

  • Traducteur
    • Marthe Segrestin
  • Fiche technique
    • Publié en 2007
    • 112 pages
    • Prix : 10.00 €
    • Langue source : suédois
    • ISBN : 9782851816405

La pièce fut créée le 17 avril 1907 à Stockholm. Dans une lettre à l’un de ses traducteurs, Strindberg a donné un aperçu de la pièce : « La fille du dieu Indra est descendue sur terre afin de voir comment vivent les hommes ; et là elle fait l’expérience que leur vie est difficile, et le pire de tout est de faire mal aux autres parce qu’on y est obligé pour pouvoir survivre. » En plusieurs variantes (à l’école, pendant le mariage), la déesse découvre la douleur intrinsèque de la vie humaine. Chez l’avocat avec qui elle se marie, les crimes et les vices des clients viennent et s’en vont. Avec lui elle vit la pauvreté, la haine et le déchirement de quelqu’un qui est tiraillé entre ses devoirs. Qui vaut mieux : ses enfants ou l’humanité ?

La technique du rêve, appliquée pour la première fois dans Le Chemin de Damas, est ici portée à la perfection. Tout peut arriver, tout est possible et vraisemblable. Temps et espace n’existent plus. Les personnages se dédoublent et se multiplient, s’évanouissent et se condensent, se dissolvent et se reconstituent. Mais une conscience suprême les domine tous : celle du rêveur, c’est-à-dire de l’auteur.

Rêveur ? « Ce drame a été écrit après quarante jours de souffrances (août-septembre 1901) alors que Harriet était partie avec mon dernier enfant qui n’était pas encore né », indique Strindberg dans son Journal occulte le 14 avril 1907, jour de la répétition générale du Songe à Stockholm. Ainsi, quelques années après avoir été écrite, cette pièce, qu’il considérait comme « l’enfant de ma plus profonde douleur » allait enfin être jouée – avec Harriet Bosse, son ancienne femme, dans le rôle d’Agnès, la fille d’Indra.