Tristano

(Stilla vatten)

Tristano commence quand le repas est fini. Des amis, des couples, des frères, sont réunis autour d’une table. Les passions vitales, la faim, la soif, ont été satisfaites. C’est le moment où l’on peut laisser remonter de soi ce qui n’a rien à voir avec le matériel, le charnel : souvenirs, récits, peines anciennes. Le moment est d’autant mieux choisi que nos personnages semblent exister en dehors de la vie, dans une sorte d’étrangeté au vivant, comme des exilés du présent, vivant dans les limbes du temps humain. On dirait qu’au-dessus d’eux planent dans l’air des ombres venant du passé.

  • Traducteurs
    • Katrin Ahlgren
    • Claude Baque
  • Fiche technique
    • Éditeur : L'Arche
    • Nombre de rôles masculins : 4
    • Nombre de rôles féminins : 3

Tristano commence quand le repas est fini. Des amis, des couples, des frères, sont réunis autour d’une table. Les passions vitales, la faim, la soif, ont été satisfaites. C’est le moment où l’on peut laisser remonter de soi ce qui n’a rien à voir avec le matériel, le charnel : souvenirs, récits, peines anciennes. Le moment est d’autant mieux choisi que nos personnages semblent exister en dehors de la vie, dans une sorte d’étrangeté au vivant, comme des exilés du présent, vivant dans les limbes du temps humain. On dirait qu’au-dessus d’eux planent dans l’air des ombres venant du passé.