Rêve d'automne

(Draum om Hausten)

« Une petite partie d’un grand cimetière. Fin d’automne. Il vient de pleuvoir. Arbres noirs, quelques feuilles y restent encore attachées, d’autres feuilles jonchent le sol. Une allée de gravier. Un banc dont la peinture s’écaille. Un homme s’avance dans l’allée, quitte l’allée, va jusqu’à une tombe, lit ce qui est écrit sur la pierre tombale, reste là et regarde la pierre, va jusqu’à une autre tombe, lit également ce qui est écrit sur la pierre tombale, reste un moment à la regarder, puis rejoint l’allée et va s’asseoir sur le banc. » (Incipit de Rêve d’automne)

On trouvera en annexe un article dans lequel Fosse semble faire écho à son personnage. Il définit son écriture comme « un langage qui n’est pas en premier lieu concerné par la signification, mais qui avant tout est, qui est lui-même, un peu comme les pierres et les arbres et les dieux et les hommes, et qui ne signifie qu’en second lieu. Et à travers ce langage qui d’abord est, et qui ensuite seulement signifie, il me semble comprendre de plus en plus, alors qu’à travers le langage ordinaire, celui qui d’abord signifie, je comprends de moins en moins ».

« Une petite partie d’un grand cimetière. Fin d’automne. Il vient de pleuvoir. Arbres noirs, quelques feuilles y restent encore attachées, d’autres feuilles jonchent le sol. Une allée de gravier. Un banc dont la peinture s’écaille. Un homme s’avance dans l’allée, quitte l’allée, va jusqu’à une tombe, lit ce qui est écrit sur la pierre tombale, reste là et regarde la pierre, va jusqu’à une autre tombe, lit également ce qui est écrit sur la pierre tombale, reste un moment à la regarder, puis rejoint l’allée et va s’asseoir sur le banc. » (Incipit de Rêve d’automne)

On trouvera en annexe un article dans lequel Fosse semble faire écho à son personnage. Il définit son écriture comme « un langage qui n’est pas en premier lieu concerné par la signification, mais qui avant tout est, qui est lui-même, un peu comme les pierres et les arbres et les dieux et les hommes, et qui ne signifie qu’en second lieu. Et à travers ce langage qui d’abord est, et qui ensuite seulement signifie, il me semble comprendre de plus en plus, alors qu’à travers le langage ordinaire, celui qui d’abord signifie, je comprends de moins en moins ».