Orage

(Oväder)

Les habitants d’un immeuble surnommé la « maison du silence » vivent dans un climat d’indifférence mutuelle, n’échangeant que quelques paroles pour parler de l’orage qui risque d’éclater en cette fin d’été. Personne ne se connaît, on ignore même l’identité des nouveaux locataires du premier.

Celui que l’on appelle « Monsieur » est vieux. Étant vieux, il fuit toute relation avec les autres, de peur de bousculer sa petite vie tranquille. Et si jamais sa femme et sa fille, qui hantent ses souvenirs, venaient à réapparaître, elles ne seraient pas les bienvenues car elles troubleraient l’image de son passé.

Cette première œuvre du « Théâtre de Chambre » date de 1907. August Strindberg excelle à y représenter le vide, le vide qui suscite l’angoisse, à peine rempli par des personnages étriqués, dépourvus de toute générosité, et moins vivants que les objets qu’ils détiennent.

  • Traducteurs
    • Georges Perros
    • Carl-Gustaf Bjurström
  • Fiche technique
    • Éditeur : L'Arche
    • Nombre de rôles masculins : 8
    • Nombre de rôles féminins : 3

Les habitants d’un immeuble surnommé la « maison du silence » vivent dans un climat d’indifférence mutuelle, n’échangeant que quelques paroles pour parler de l’orage qui risque d’éclater en cette fin d’été. Personne ne se connaît, on ignore même l’identité des nouveaux locataires du premier.

Celui que l’on appelle « Monsieur » est vieux. Étant vieux, il fuit toute relation avec les autres, de peur de bousculer sa petite vie tranquille. Et si jamais sa femme et sa fille, qui hantent ses souvenirs, venaient à réapparaître, elles ne seraient pas les bienvenues car elles troubleraient l’image de son passé.

Cette première œuvre du « Théâtre de Chambre » date de 1907. August Strindberg excelle à y représenter le vide, le vide qui suscite l’angoisse, à peine rempli par des personnages étriqués, dépourvus de toute générosité, et moins vivants que les objets qu’ils détiennent.