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Les Brigands

(Die Rauber)

Voici la pièce étendard d’un mouvement – le Sturm und Drang – qui scelle la rencontre de l’histoire littéraire et de l’imagerie de ces fils en rupture avec leurs pères. Karl Moor en est la figure emblématique, une figure qui glisse lentement, puis radicalement, dans une révolte contre les lois de la civilisation. Franz, son frère, cet être froid et lisse et, pourtant, avide d’amour, est le manipulateur qui se met en travers, rend impossible le retour de Karl chez sa bien-aimée Amalia. Mais les deux frères ne dessinent pas une bipolarité manichéenne. Franz est un intrigant guidé par son intellect dont par moments la passion se dévoile, le domine, par exemple lorsqu’il presse Amalia de le suivre dans sa chambre. De même, le personnage de Karl Moor est trop complexe pour ne représenter que l’individu abusé par les lois iniques des hommes. C’est un fils de famille qui, au début de la pièce, s’est quelque peu laissé aller. Il veut se ranger et demander le pardon paternel. Tout semble joué d’avance, mais ce pardon lui est refusé.

Les Brigands

(Die Rauber)

  • Traducteur
    • Sylvain Fort
  • Fiche technique
    • Éditeur : L'Arche
    • Langue source : allemand
    • Nombre de rôles masculins : 14
    • Nombre de rôles féminins : 1

Voici la pièce étendard d’un mouvement – le Sturm und Drang – qui scelle la rencontre de l’histoire littéraire et de l’imagerie de ces fils en rupture avec leurs pères. Karl Moor en est la figure emblématique, une figure qui glisse lentement, puis radicalement, dans une révolte contre les lois de la civilisation. Franz, son frère, cet être froid et lisse et, pourtant, avide d’amour, est le manipulateur qui se met en travers, rend impossible le retour de Karl chez sa bien-aimée Amalia. Mais les deux frères ne dessinent pas une bipolarité manichéenne. Franz est un intrigant guidé par son intellect dont par moments la passion se dévoile, le domine, par exemple lorsqu’il presse Amalia de le suivre dans sa chambre. De même, le personnage de Karl Moor est trop complexe pour ne représenter que l’individu abusé par les lois iniques des hommes. C’est un fils de famille qui, au début de la pièce, s’est quelque peu laissé aller. Il veut se ranger et demander le pardon paternel. Tout semble joué d’avance, mais ce pardon lui est refusé.

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