Ivanov

Comment Tchekhov a-t-il réussi à ne rien perdre de son attrait ? Pourquoi est-il partout joué et pourquoi ses pièces, mêmes les moins connues, comme Ivanov, intéressent-elles autant le public d’aujourd’hui ? Il y a deux réponses à cela, ou plus humblement, deux tentatives de réponses. La première est plutôt connue : Tchekhov était médecin, un bon médecin et habitué à observer ses patients avec l’objectivité qui leur est due. Il ne charge donc pas ses pièces avec une idéologie de passage. Il ne dit pas : « la prière ou une autre politique vous guérirait. » Il constate chez ses personnages un manque de vitalité ou de lucidité, c’est tout.

La deuxième est peut-être aussi importante : notre temps possède, apparemment, un réservoir de mélancolie rappelant, malgré toutes leurs différences, celle de l’époque de Tchekhov. La Russie tzariste agonisante. Incapable d’entreprendre les réformes nécessaires et ouvrant ainsi la voie aux bouleversements ultérieurs, connus sous le terme de « Révolution bolchevique ». Dans une lettre à son éditeur A.S. Souvorin datant du 30 décembre 1888 il répond aux critiques suite à la création de son Ivanov : « la déception, l’apathie, la fragilité nerveuse et la fatigue sont la conséquence inévitable d’une trop grande exaltation or cette exaltation est le propre de notre jeunesse au dernier degré. Prenez la littérature, prenez le présent. » Bien sûr, il faut lire aujourd’hui : prenons notre présent.

Comment Tchekhov a-t-il réussi à ne rien perdre de son attrait ? Pourquoi est-il partout joué et pourquoi ses pièces, mêmes les moins connues, comme Ivanov, intéressent-elles autant le public d’aujourd’hui ? Il y a deux réponses à cela, ou plus humblement, deux tentatives de réponses. La première est plutôt connue : Tchekhov était médecin, un bon médecin et habitué à observer ses patients avec l’objectivité qui leur est due. Il ne charge donc pas ses pièces avec une idéologie de passage. Il ne dit pas : « la prière ou une autre politique vous guérirait. » Il constate chez ses personnages un manque de vitalité ou de lucidité, c’est tout.

La deuxième est peut-être aussi importante : notre temps possède, apparemment, un réservoir de mélancolie rappelant, malgré toutes leurs différences, celle de l’époque de Tchekhov. La Russie tzariste agonisante. Incapable d’entreprendre les réformes nécessaires et ouvrant ainsi la voie aux bouleversements ultérieurs, connus sous le terme de « Révolution bolchevique ». Dans une lettre à son éditeur A.S. Souvorin datant du 30 décembre 1888 il répond aux critiques suite à la création de son Ivanov : « la déception, l’apathie, la fragilité nerveuse et la fatigue sont la conséquence inévitable d’une trop grande exaltation or cette exaltation est le propre de notre jeunesse au dernier degré. Prenez la littérature, prenez le présent. » Bien sûr, il faut lire aujourd’hui : prenons notre présent.