Sur le bonheur

Son nom est presque oublié mais sa pensée est fondatrice des temps modernes. Julien Offray de La Mettrie, né en 1709 à Saint-Malo et mort en 1751 à Berlin, était médecin, et sa philosophie est ancrée dans le corps. Dans son traité le plus connu portant le titre L’Homme-machine, il applique à l’homme la théorie cartésienne des animaux-machines et rompt avec le dualisme matière-esprit. La Mettrie est ainsi considéré comme le premier matérialiste français.

Sa théorie du bonheur va dans la même direction. Niant l’existence de l’âme éternelle et la consolation – chimérique – d’une vie après la mort, La Mettrie se concentre sur l’ici et maintenant. En bâtissant sa théorie sur le corps et ses sensations, il anticipe l’hédonisme de notre époque en ajoutant toutefois « qu’on se trouve d’autant plus heureux qu’on vit non seulement pour soi mais pour sa patrie, pour son roi et, en général, pour l’humanité qu’on se fait gloire de servir. On fait le bonheur de la société avec le sien propre ».

Sur le bonheur

Son nom est presque oublié mais sa pensée est fondatrice des temps modernes. Julien Offray de La Mettrie, né en 1709 à Saint-Malo et mort en 1751 à Berlin, était médecin, et sa philosophie est ancrée dans le corps. Dans son traité le plus connu portant le titre L’Homme-machine, il applique à l’homme la théorie cartésienne des animaux-machines et rompt avec le dualisme matière-esprit. La Mettrie est ainsi considéré comme le premier matérialiste français.

Sa théorie du bonheur va dans la même direction. Niant l’existence de l’âme éternelle et la consolation – chimérique – d’une vie après la mort, La Mettrie se concentre sur l’ici et maintenant. En bâtissant sa théorie sur le corps et ses sensations, il anticipe l’hédonisme de notre époque en ajoutant toutefois « qu’on se trouve d’autant plus heureux qu’on vit non seulement pour soi mais pour sa patrie, pour son roi et, en général, pour l’humanité qu’on se fait gloire de servir. On fait le bonheur de la société avec le sien propre ».