Rien de moi

Les personnages de Rien de moi inventent sous nos yeux leur nouvelle vie ensemble : ils donnent l'impression de parler de ce qu'ils vivent plus qu'ils ne le vivent réellement. Comme s'ils se projetaient dans cette vie, mais ce qui est dit arrive - ou arrivera.
Lorsqu'on demande à Arne Lygre s'il y a une réalité dans ce qui est raconté par les personnages, il répond sans hésiter que « tout est réel ». Il explore le pouvoir des mots, la capacité d'une parole à influer sur la réalité de nos existences et de nos êtres ; et à travers cela, ce qu'Arne Lygre vise, c'est la façon dont nous influons sur les autres, surtout nos plus proches, les enfermant dans les représentations que nous avons d'eux ou dans ce que nous voudrions qu'ils soient.
Puisque ce qui est dit a lieu, nul besoin de le voir ou le représenter, sinon peut-être sous la forme de traces, de traces dans le réel. De ce point de vue, l'écriture d'Arne Lygre n'a sans doute jamais été si suggestive, si envoûtante - ni si inquiétante. (S. Braunschweig)

Rien de moi

Auteur

Les personnages de Rien de moi inventent sous nos yeux leur nouvelle vie ensemble : ils donnent l'impression de parler de ce qu'ils vivent plus qu'ils ne le vivent réellement. Comme s'ils se projetaient dans cette vie, mais ce qui est dit arrive - ou arrivera.
Lorsqu'on demande à Arne Lygre s'il y a une réalité dans ce qui est raconté par les personnages, il répond sans hésiter que « tout est réel ». Il explore le pouvoir des mots, la capacité d'une parole à influer sur la réalité de nos existences et de nos êtres ; et à travers cela, ce qu'Arne Lygre vise, c'est la façon dont nous influons sur les autres, surtout nos plus proches, les enfermant dans les représentations que nous avons d'eux ou dans ce que nous voudrions qu'ils soient.
Puisque ce qui est dit a lieu, nul besoin de le voir ou le représenter, sinon peut-être sous la forme de traces, de traces dans le réel. De ce point de vue, l'écriture d'Arne Lygre n'a sans doute jamais été si suggestive, si envoûtante - ni si inquiétante. (S. Braunschweig)