L'État, c'est toi !

Le 7 octobre 1871, Flaubert écrit à George Sand : « Dans trois ans tous les Français peuvent savoir lire. Croyez-vous que nous en serons plus avancés ? Imaginez au contraire que, dans chaque commune, il y ait un bourgeois, un seul, ayant lu Bastiat, et que ce bourgeois-là soit respecté, les choses changeraient ! »

Qui est cet homme en qui Flaubert met tant d’espoirs ? Un économiste et un grand écrivain. Né près de Bayonne en 1801 et mort à Rome en 1850, il a vécu la Révolution industrielle et la naissance de la Question Sociale. Alors que la Révolution Industrielle bouleversait les économies nationales, il s’est opposé de toutes ses forces aux mesures protectionnistes et a développé dans ses écrits un libéralisme économique qui paraît aujourd’hui un peu naïf. Mais les textes que nous avons réunis ici concernent un sujet qui est aujourd’hui encore d’un intérêt capital : qu’est-ce que l’État ? Et là, Bastiat révèle son talent d’« éclaireur » ; là, il n’a rien perdu de sa pertinence et de son utilité, dans la satire qu’il fait de ceux qui ne cessent de se retourner vers l’État.

En tant que fabriquant de chandelles, n’a-t-on pas le droit de demander à l’État de sévir contre la concurrence déloyale du soleil, parce qu’il empêche de vendre davantage de chandelles ?

L'État, c'est toi !

Le 7 octobre 1871, Flaubert écrit à George Sand : « Dans trois ans tous les Français peuvent savoir lire. Croyez-vous que nous en serons plus avancés ? Imaginez au contraire que, dans chaque commune, il y ait un bourgeois, un seul, ayant lu Bastiat, et que ce bourgeois-là soit respecté, les choses changeraient ! »

Qui est cet homme en qui Flaubert met tant d’espoirs ? Un économiste et un grand écrivain. Né près de Bayonne en 1801 et mort à Rome en 1850, il a vécu la Révolution industrielle et la naissance de la Question Sociale. Alors que la Révolution Industrielle bouleversait les économies nationales, il s’est opposé de toutes ses forces aux mesures protectionnistes et a développé dans ses écrits un libéralisme économique qui paraît aujourd’hui un peu naïf. Mais les textes que nous avons réunis ici concernent un sujet qui est aujourd’hui encore d’un intérêt capital : qu’est-ce que l’État ? Et là, Bastiat révèle son talent d’« éclaireur » ; là, il n’a rien perdu de sa pertinence et de son utilité, dans la satire qu’il fait de ceux qui ne cessent de se retourner vers l’État.

En tant que fabriquant de chandelles, n’a-t-on pas le droit de demander à l’État de sévir contre la concurrence déloyale du soleil, parce qu’il empêche de vendre davantage de chandelles ?