Les Estivants

À l'aube des grandes révolutions russes, la pièce de Gorki datant de 1904 porte en elle le germe des contestations politiques à venir. Elle dépeint les errements et la passivité désabusée de la petite bourgeoisie cultivée de l'époque qui se retire du monde pour l'été. Voyant en elle des résonances très contemporaines, Peter Stein et Botho Strauss en créent une version scénique en 78 tableaux, plus apte à s'adresser directement à leurs contemporains. Une version rythmée plus radicale : d'un côté la fragilité touchante de ces personnages, de l'autre leur indignation (dénonciation du conformisme social, des compromissions politiques, des rôles joués en société). 

Des scènes de villégiature estivale se succèdent : baignades, jeux d'échecs et déjeuners sur l'herbe, récitation de poèmes et considérations sur la vie humaine ou l'engagement de l'écrivain. Dans ce cadre oisif émergent des rancoeurs et des vagues à l'âme, mais aussi des déclarations d'amours inavouées ou des souvenirs de vieux idéaux lentement oubliés. Les conversations oscillent entre sérieux et frivolité, où le théâtre dans le théâtre n'est jamais loin. Une pièce écrite, selon Gorki, pour « donner des rêves à l'âme ».

Les Estivants

À l'aube des grandes révolutions russes, la pièce de Gorki datant de 1904 porte en elle le germe des contestations politiques à venir. Elle dépeint les errements et la passivité désabusée de la petite bourgeoisie cultivée de l'époque qui se retire du monde pour l'été. Voyant en elle des résonances très contemporaines, Peter Stein et Botho Strauss en créent une version scénique en 78 tableaux, plus apte à s'adresser directement à leurs contemporains. Une version rythmée plus radicale : d'un côté la fragilité touchante de ces personnages, de l'autre leur indignation (dénonciation du conformisme social, des compromissions politiques, des rôles joués en société). 

Des scènes de villégiature estivale se succèdent : baignades, jeux d'échecs et déjeuners sur l'herbe, récitation de poèmes et considérations sur la vie humaine ou l'engagement de l'écrivain. Dans ce cadre oisif émergent des rancoeurs et des vagues à l'âme, mais aussi des déclarations d'amours inavouées ou des souvenirs de vieux idéaux lentement oubliés. Les conversations oscillent entre sérieux et frivolité, où le théâtre dans le théâtre n'est jamais loin. Une pièce écrite, selon Gorki, pour « donner des rêves à l'âme ».