Les Bâtisseurs d'empire ou le Schmürz

Papa, maman, leur petite Zénobie, la bonne. Un petit appartement avec bibelots et buffet Henri II. Voilà qui ne promet guère l’aventure. Seulement voilà : il y a le schmürz ; c’est un homme qui vit avec eux, assis dans un coin. Son rôle ? Recevoir des coups en silence. Papa et maman s’en donnent à cœur joie ; la bonne frappe de temps en temps, un peu à contre-cœur. Zénobie s’y refuse, cherche à entrer en contact avec lui. Rien à faire. Il y a aussi le Bruit : la rumeur qui, de temps à autre, monte dans l’escalier. Aussitôt, la famille effrayée déménage à l’étage au-dessus. Mais l’appartement est toujours plus petit. Jusqu’où cela ira-t-il ?

Dans la dernière pièce de Boris Vian, on trouve à la fois les merveilles du théâtre de l’absurde – avec les jeux sur le langage, l’alliance entre cocasse et cruauté – et une représentation de l’oppression. Qui est le schmürz ? Quel est cet être à qui la société bourgeoise fait violence sans le voir ? Dans la France de 1957-1959, et en pleine guerre d’Algérie, on ne peut s’empêcher de penser à la figure du travailleur immigré. Pas étonnant que Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz est la pièce de Vian la plus jouée en France comme à l’étranger.

Les Bâtisseurs d'empire ou le Schmürz

Auteur

  • Fiche technique
    • Publié en 1959
    • 72 pages
    • Prix : 10.00 €
    • Langue source : français
    • ISBN : 9782851810236

Papa, maman, leur petite Zénobie, la bonne. Un petit appartement avec bibelots et buffet Henri II. Voilà qui ne promet guère l’aventure. Seulement voilà : il y a le schmürz ; c’est un homme qui vit avec eux, assis dans un coin. Son rôle ? Recevoir des coups en silence. Papa et maman s’en donnent à cœur joie ; la bonne frappe de temps en temps, un peu à contre-cœur. Zénobie s’y refuse, cherche à entrer en contact avec lui. Rien à faire. Il y a aussi le Bruit : la rumeur qui, de temps à autre, monte dans l’escalier. Aussitôt, la famille effrayée déménage à l’étage au-dessus. Mais l’appartement est toujours plus petit. Jusqu’où cela ira-t-il ?

Dans la dernière pièce de Boris Vian, on trouve à la fois les merveilles du théâtre de l’absurde – avec les jeux sur le langage, l’alliance entre cocasse et cruauté – et une représentation de l’oppression. Qui est le schmürz ? Quel est cet être à qui la société bourgeoise fait violence sans le voir ? Dans la France de 1957-1959, et en pleine guerre d’Algérie, on ne peut s’empêcher de penser à la figure du travailleur immigré. Pas étonnant que Les Bâtisseurs d’empire ou le Schmürz est la pièce de Vian la plus jouée en France comme à l’étranger.