L'Alchimiste

La carrière dramatique de Ben Jonson était déjà longue lorsqu’il écrivit L’Alchimiste en 1610, à l’âge de 37 ans. Rival et ami intime de Shakespeare, Jonson avait commencé par des « comédies d’humeur » faisant appel à des types caractériels souvent réduits à des manies d’époque. Il avait abouti, après quelques tragédies, à ces grandes comédies que sont Volpone et La Femme silencieuse.

L’Alchimiste est plus résolument satirique et plus ancré dans son temps. Ben Jonson l’écrit pendant l’été, alors que sévit la peste et que ses futurs spectateurs ont déserté la ville. Mais la peste ne sert que de ressort accessoire à sa comédie, il n’est pas question de sombrer dans le pathétique. C’est que les maux naturels ne l’intéressent en rien. Auteur social, il préfère de beaucoup la riche matière de l’alchimie.

En effet, au début du XVIIe siècle, bien que la société médiévale soit ébranlée de toutes parts par l’évolution de l’économie et par des croyances nouvelles, l’alchimie conserve une place très importante dans les esprits. Ainsi, l’essentiel est qu’à travers l’alchimie, Jonson peut s’attacher à démasquer l’une des tares majeures qui se forme sous ses yeux : la cupidité, signe des temps nouveaux dans une société où l’argent commence à remplacer toutes les vieilles valeurs médiévales.

Ben Jonson à l’Agence théâtrale

Ouvrir
Fermer

L'Alchimiste

Auteur

  • Traducteur
    • Marcel Moussy
  • Fiche technique
    • Publié en 1957
    • 96 pages
    • Prix : 0.00 €
    • Langue source : anglais
    • ISBN : 2851811894

La carrière dramatique de Ben Jonson était déjà longue lorsqu’il écrivit L’Alchimiste en 1610, à l’âge de 37 ans. Rival et ami intime de Shakespeare, Jonson avait commencé par des « comédies d’humeur » faisant appel à des types caractériels souvent réduits à des manies d’époque. Il avait abouti, après quelques tragédies, à ces grandes comédies que sont Volpone et La Femme silencieuse.

L’Alchimiste est plus résolument satirique et plus ancré dans son temps. Ben Jonson l’écrit pendant l’été, alors que sévit la peste et que ses futurs spectateurs ont déserté la ville. Mais la peste ne sert que de ressort accessoire à sa comédie, il n’est pas question de sombrer dans le pathétique. C’est que les maux naturels ne l’intéressent en rien. Auteur social, il préfère de beaucoup la riche matière de l’alchimie.

En effet, au début du XVIIe siècle, bien que la société médiévale soit ébranlée de toutes parts par l’évolution de l’économie et par des croyances nouvelles, l’alchimie conserve une place très importante dans les esprits. Ainsi, l’essentiel est qu’à travers l’alchimie, Jonson peut s’attacher à démasquer l’une des tares majeures qui se forme sous ses yeux : la cupidité, signe des temps nouveaux dans une société où l’argent commence à remplacer toutes les vieilles valeurs médiévales.

Ben Jonson à l’Agence théâtrale

Ouvrir
Fermer