L'Abattage rituel de Gorge Mastromas

(The Ritual Slaughter of Gorge Mastromas)

Durant sa jeunesse, dans les situations de doute, Gorge a toujours fait ce qui était convenable du point de vue moral. Mais il n'a jamais été récompensé : son adolescence a suivi un cours bien réglé ne dépassant jamais la moyenne. Seul son nom, qui rappelle Jules Verne, reste telle une promesse en suspens. Or, la vingtaine bientôt passée, tandis que son employeur est au bord de la ruine, une chance unique s'offre à Gorge. Il s'en empare pour enfin faire partie du camp des vainqueurs. Il devient un impitoyable menteur, ne s'embarrasse plus des convenances, et s'approprie ce qui lui plaît, jusqu'à devenir un des chefs d'entreprise les plus prospères du monde...

L'Abattage rituel de Gorge Mastromas décrit la fragilité de la morale quand l'homme malhonnête se jette sur elle. La nouvelle pièce de Dennis Kelly s'empare du thème de la corruption et de la corruptibilité, un enjeu aux ressources théâtrales particulièrement riche.

Avec légèreté, Dennis Kelly passe un noeud autour du cou du spectateur et le serre lentement. Jusqu'à le faire presque étouffer, prouvant une fois de plus qu'il est un maître de la construction dramatique. Une autopsie de l'égoïsme néolibéral.

L'Abattage rituel de Gorge Mastromas

(The Ritual Slaughter of Gorge Mastromas)

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Durant sa jeunesse, dans les situations de doute, Gorge a toujours fait ce qui était convenable du point de vue moral. Mais il n'a jamais été récompensé : son adolescence a suivi un cours bien réglé ne dépassant jamais la moyenne. Seul son nom, qui rappelle Jules Verne, reste telle une promesse en suspens. Or, la vingtaine bientôt passée, tandis que son employeur est au bord de la ruine, une chance unique s'offre à Gorge. Il s'en empare pour enfin faire partie du camp des vainqueurs. Il devient un impitoyable menteur, ne s'embarrasse plus des convenances, et s'approprie ce qui lui plaît, jusqu'à devenir un des chefs d'entreprise les plus prospères du monde...

L'Abattage rituel de Gorge Mastromas décrit la fragilité de la morale quand l'homme malhonnête se jette sur elle. La nouvelle pièce de Dennis Kelly s'empare du thème de la corruption et de la corruptibilité, un enjeu aux ressources théâtrales particulièrement riche.

Avec légèreté, Dennis Kelly passe un noeud autour du cou du spectateur et le serre lentement. Jusqu'à le faire presque étouffer, prouvant une fois de plus qu'il est un maître de la construction dramatique. Une autopsie de l'égoïsme néolibéral.