La Mouette

C’est loin de Moscou, dans la propriété du vieux Sorine, magistrat à la retraite, que tout se passe. Avec lui vit à demeure son neveu le jeune Constantin. Il est épris d’une jolie jeune fille, Nina, et rêve de gloire littéraire. Mais sa mère, la fameuse actrice Arkadina, qui refuse de vieillir, le laisse croupir dans cette campagne et sans argent. Elle mène la belle vie en ville, parmi les fiacres et les téléphones, et traîne partout avec elle l’illustre écrivain naturaliste Trigorine. Chaque été, le couple vient se refaire une santé chez Sorine. Mais cet été-là, Constantin a écrit un poème dramatique symboliste, Nina doit l’interpréter. On a bâti un théâtre de fortune dans le parc, et le spectacle commencera dans un moment.

Il est vrai qu’on trouve chez Tchekhov des personnages nostalgiques et désabusés. Mais La Mouette est aussi une invitation à vivre libre, à tracer des lignes qui sortent du cadre étroit où la société veut nous enfermer. Le médecin Dorn incarne cette attitude. Il affirme la vie, ce qui signifie aussi accepter la mort. Et il trouve le bonheur loin de chez lui, à Gênes, au milieu de la foule : « Là-bas dans la rue, il y a foule comme nulle part ailleurs. Quand tu sors de l’hôtel le soir, la rue est noire de monde. Et tu n’as plus qu’à te laisser porter sans aucun but précis. Par ici, par là, en zigzag, comme si tu ne faisais qu’un avec cette foule, tu te sens uni à elle en esprit et tu n’es pas loin de croire qu’en effet, l’âme universelle existe. »

La Mouette

C’est loin de Moscou, dans la propriété du vieux Sorine, magistrat à la retraite, que tout se passe. Avec lui vit à demeure son neveu le jeune Constantin. Il est épris d’une jolie jeune fille, Nina, et rêve de gloire littéraire. Mais sa mère, la fameuse actrice Arkadina, qui refuse de vieillir, le laisse croupir dans cette campagne et sans argent. Elle mène la belle vie en ville, parmi les fiacres et les téléphones, et traîne partout avec elle l’illustre écrivain naturaliste Trigorine. Chaque été, le couple vient se refaire une santé chez Sorine. Mais cet été-là, Constantin a écrit un poème dramatique symboliste, Nina doit l’interpréter. On a bâti un théâtre de fortune dans le parc, et le spectacle commencera dans un moment.

Il est vrai qu’on trouve chez Tchekhov des personnages nostalgiques et désabusés. Mais La Mouette est aussi une invitation à vivre libre, à tracer des lignes qui sortent du cadre étroit où la société veut nous enfermer. Le médecin Dorn incarne cette attitude. Il affirme la vie, ce qui signifie aussi accepter la mort. Et il trouve le bonheur loin de chez lui, à Gênes, au milieu de la foule : « Là-bas dans la rue, il y a foule comme nulle part ailleurs. Quand tu sors de l’hôtel le soir, la rue est noire de monde. Et tu n’as plus qu’à te laisser porter sans aucun but précis. Par ici, par là, en zigzag, comme si tu ne faisais qu’un avec cette foule, tu te sens uni à elle en esprit et tu n’es pas loin de croire qu’en effet, l’âme universelle existe. »