Grand-peur et misère du IIIe Reich

(Furcht und Elend des III. Reiches)

Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a surtout la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de la bourgeoisie.

« Plus jamais ça », nous l’avons entendu mille fois. Mais le temps avance et les hommes changent. Ou justement non, ils ne changent pas, le monde change. À part quelques manifestations au cours desquelles on casse des magasins et hurle des slogans inacceptables, les dangers ne sont pas directement perceptibles. Ils couvent. Pourtant, les fractures qui traversent nos sociétés européennes sont visibles pour tout un chacun. Elles sont économiques d’abord, idéologiques ensuite. Ces fractures créent un certain climat − alimenté parfois par des conflits d’ordre géopolitique − un climat de méfiance, de révolte et parfois de haine.

Ce texte est plus que jamais d’actualité : car Brecht ne décrit pas les horreurs des camps, il nous montre ce qui y mène : l’étouffement – brutal ou doux − de toute parole, voire de toute pensée critique, et l’inquiétude de perdre la moindre portion de confort quotidien. Brecht n’a jamais fait appel aux héros, il a demandé d’être vigilant et de faire preuve d’un peu de courage. 


Cette nouvelle traduction est assortie de notes et d'une postface, et présente des scènes jusqu'alors inédites en français. 

Les autres livres de Bertolt Brecht à L’Arche

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Bertolt Brecht à l’Agence théâtrale

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« Plus jamais ça », nous l’avons entendu mille fois. Mais le temps avance et les hommes changent. Ou justement non, ils ne changent pas, le monde change. À part quelques manifestations au cours desquelles on casse des magasins et hurle des slogans inacceptables, les dangers ne sont pas directement perceptibles. Ils couvent. Pourtant, les fractures qui traversent nos sociétés européennes sont visibles pour tout un chacun. Elles sont économiques d’abord, idéologiques ensuite. Ces fractures créent un certain climat − alimenté parfois par des conflits d’ordre géopolitique − un climat de méfiance, de révolte et parfois de haine.

Ce texte est plus que jamais d’actualité : car Brecht ne décrit pas les horreurs des camps, il nous montre ce qui y mène : l’étouffement – brutal ou doux − de toute parole, voire de toute pensée critique, et l’inquiétude de perdre la moindre portion de confort quotidien. Brecht n’a jamais fait appel aux héros, il a demandé d’être vigilant et de faire preuve d’un peu de courage. 


Cette nouvelle traduction est assortie de notes et d'une postface, et présente des scènes jusqu'alors inédites en français. 

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