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Carnets d'un vaincu

Dans sa préface aux Maximes et Réflexions, La Rochefoucauld note en 1665 : « Le meilleur parti que le lecteur ait à prendre est de se mettre d’abord dans l’esprit qu’il n’y a aucune de ces maximes qui le regarde en particulier et qu’il en est seul excepté, bien qu’elles paraissent générales […]. » Nul ne saurait formuler meilleure introduction aux aphorismes que réunit cette édition, aphorismes d’un penseur colombien, mort en 1994 à Bogota, dont l’œuvre est restée presque inconnue à ce jour.

C’est dans les années cinquante que paraissent ses premières publications, dans lesquelles il conçoit un « mélange réactionnaire », déjà sous forme d’aphorismes, ne croyant pas que des systèmes plus ou moins clos, tels que les connaît la philosophie occidentale, peuvent rendre compte de la complexité du monde.

Toute la question est de savoir si une pensée « réactionnaire » peut contribuer au débat intellectuel d’aujourd’hui. L’extrême susceptibilité du discours officiel, le refus instinctif et inconscient de tout ce qui n’est pas politiquement correct appelle peut-être à un contremouvement d’idées. À moins qu’on ose penser que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ».

Carnets d'un vaincu

Dans sa préface aux Maximes et Réflexions, La Rochefoucauld note en 1665 : « Le meilleur parti que le lecteur ait à prendre est de se mettre d’abord dans l’esprit qu’il n’y a aucune de ces maximes qui le regarde en particulier et qu’il en est seul excepté, bien qu’elles paraissent générales […]. » Nul ne saurait formuler meilleure introduction aux aphorismes que réunit cette édition, aphorismes d’un penseur colombien, mort en 1994 à Bogota, dont l’œuvre est restée presque inconnue à ce jour.

C’est dans les années cinquante que paraissent ses premières publications, dans lesquelles il conçoit un « mélange réactionnaire », déjà sous forme d’aphorismes, ne croyant pas que des systèmes plus ou moins clos, tels que les connaît la philosophie occidentale, peuvent rendre compte de la complexité du monde.

Toute la question est de savoir si une pensée « réactionnaire » peut contribuer au débat intellectuel d’aujourd’hui. L’extrême susceptibilité du discours officiel, le refus instinctif et inconscient de tout ce qui n’est pas politiquement correct appelle peut-être à un contremouvement d’idées. À moins qu’on ose penser que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ».