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Café Müller

« Quand j’ai reçu la nouvelle de sa mort j’ai vu le ciel s’assombrir comme ce fut le cas, il y a quelques décennies, lorsque je lus sur la première page d’un journal que Che Guevara venait d’être assassiné. » Etel Adnan, artiste et auteur libanaise, en mettant en rapport deux choses très distinctes – la politique et l’art – tombe pourtant juste. L’art de Pina Bausch est « politique » et la politique de Che Guevara fut de « l’art ». À la grande joie des uns, au grand dam des autres, l’un comme l’autre maîtrisaient l’art de faire exploser nos habitudes.

Café Müller : la solitude, l’inconnu, le réconfort. Sur scène, une salle nue, grise de saleté, remplie de tables et de chaises. Les chaises, signe de l’absence, font obstacle à la liberté de mouvement. On se meut comme en transe sur les arias de Purcell pendant que Pina Bausch se glisse le long des murs du café, cherchant, rêvant, les bras grands ouverts. Inimitable, inoubliable.

Cet enregistrement du spectacle imaginé, créé et dansé par Pina Bausch, est un document unique et historique. Un film magnifique dont Pina Bausch a dirigé la réalisation en 1985, et dont Hervé Guibert dit ceci : « La mémoire a conservé peu de choses de ce spectacle, sinon la certitude de quelque chose de capital, quelque chose qu’on se doit de dire, et qui là est dit, une fois pour toutes, mieux que jamais, et si raidement, si purement, qu’on en tremble, qu’on en a la parole coupée, et qu’on sort le cœur blessé et pansé, baigné d’un effluve de larmes. » C’est un cadeau qu’elle nous a laissé.


Coffret avec livre en français/allemand/anglais et DVD du spectacle.

Café Müller

Auteur

  • Fiche technique
    • Publié en 2010
    • 96 pages
    • Prix : 39.00 €
    • Langue source : allemand
    • ISBN : 9782851817273

« Quand j’ai reçu la nouvelle de sa mort j’ai vu le ciel s’assombrir comme ce fut le cas, il y a quelques décennies, lorsque je lus sur la première page d’un journal que Che Guevara venait d’être assassiné. » Etel Adnan, artiste et auteur libanaise, en mettant en rapport deux choses très distinctes – la politique et l’art – tombe pourtant juste. L’art de Pina Bausch est « politique » et la politique de Che Guevara fut de « l’art ». À la grande joie des uns, au grand dam des autres, l’un comme l’autre maîtrisaient l’art de faire exploser nos habitudes.

Café Müller : la solitude, l’inconnu, le réconfort. Sur scène, une salle nue, grise de saleté, remplie de tables et de chaises. Les chaises, signe de l’absence, font obstacle à la liberté de mouvement. On se meut comme en transe sur les arias de Purcell pendant que Pina Bausch se glisse le long des murs du café, cherchant, rêvant, les bras grands ouverts. Inimitable, inoubliable.

Cet enregistrement du spectacle imaginé, créé et dansé par Pina Bausch, est un document unique et historique. Un film magnifique dont Pina Bausch a dirigé la réalisation en 1985, et dont Hervé Guibert dit ceci : « La mémoire a conservé peu de choses de ce spectacle, sinon la certitude de quelque chose de capital, quelque chose qu’on se doit de dire, et qui là est dit, une fois pour toutes, mieux que jamais, et si raidement, si purement, qu’on en tremble, qu’on en a la parole coupée, et qu’on sort le cœur blessé et pansé, baigné d’un effluve de larmes. » C’est un cadeau qu’elle nous a laissé.


Coffret avec livre en français/allemand/anglais et DVD du spectacle.