Antigone

(Antigónê)

Antigone est la tragédie antique et moderne par excellence. Celle de la révolte et de la remise au cause du pouvoir établi. Deux systèmes antagoniques s’affrontent : celui de l’individu voulant déterminer sa vie au nom de la seule responsabilité de ses actions, et celui de la communauté, l’Etat et ses lois, censées assurer cohésion et maintien de l’ordre social. Antigone est le conflit entre l’individu et le collectif, le désir d’autodétermination et la règle, le sentiment et le pouvoir. Dans la rencontre de ces deux positions égales en droit, Hegel vit le génie de la tragédie. Et la vérité de l’existence humaine jaillirait de leur mutuel effondrement, né de cette rencontre.

Antigone se révolte contre Créon, qui incarne la machine broyeuse de l’État. Il interdit l’enterrement du frère d’Antigone, Polynice, mort lors de son combat avec leur autre frère, Étéocle. Antigone ne peut accepter le verdict de Créon. Elle exige pour Polynice un enterrement selon la tradition et se réfère aux dieux, à d’autres lois, plus puissantes et plus anciennes que celles des hommes. Créon justifie son refus par des arguments politiques et ordonne le châtiment en guise de leçon publique. Parlant au nom de « la Raison d’État », il intime l’ordre de laisser se décomposer le cadavre de Polynice sans sépulture, devant les murs de la ville, en proie aux chiens et aux rapaces. Jusqu’où Antigone ira-t-elle pour faire valoir la loi des hommes ?

Edition de référence, traduite du grec ancien et annotée par Florence Dupont.

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Antigone

(Antigónê)

Auteur

  • Traducteur
    • Florence Dupont
  • Fiche technique
    • Publié en 2007
    • 96 pages
    • Prix : 11.00 €
    • Langue source : grec ancien
    • ISBN : 9782851816375

Antigone est la tragédie antique et moderne par excellence. Celle de la révolte et de la remise au cause du pouvoir établi. Deux systèmes antagoniques s’affrontent : celui de l’individu voulant déterminer sa vie au nom de la seule responsabilité de ses actions, et celui de la communauté, l’Etat et ses lois, censées assurer cohésion et maintien de l’ordre social. Antigone est le conflit entre l’individu et le collectif, le désir d’autodétermination et la règle, le sentiment et le pouvoir. Dans la rencontre de ces deux positions égales en droit, Hegel vit le génie de la tragédie. Et la vérité de l’existence humaine jaillirait de leur mutuel effondrement, né de cette rencontre.

Antigone se révolte contre Créon, qui incarne la machine broyeuse de l’État. Il interdit l’enterrement du frère d’Antigone, Polynice, mort lors de son combat avec leur autre frère, Étéocle. Antigone ne peut accepter le verdict de Créon. Elle exige pour Polynice un enterrement selon la tradition et se réfère aux dieux, à d’autres lois, plus puissantes et plus anciennes que celles des hommes. Créon justifie son refus par des arguments politiques et ordonne le châtiment en guise de leçon publique. Parlant au nom de « la Raison d’État », il intime l’ordre de laisser se décomposer le cadavre de Polynice sans sépulture, devant les murs de la ville, en proie aux chiens et aux rapaces. Jusqu’où Antigone ira-t-elle pour faire valoir la loi des hommes ?

Edition de référence, traduite du grec ancien et annotée par Florence Dupont.

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