Catalogue des publications

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Bertolt BRECHT

Baal

Traduit de l'allemand par Eloi Recoing, 2017, 96 p.
ISBN : 978-2-85181-913-0 - 11€

Résumé :

Baal est sans doute le texte le plus personnel de Bertolt Brecht, hommage au poète assassin et chansonnier que fut François Villon, et sans doute autoportrait de l'auteur lui-même. De cette pièce, qu'il remania sa vie durant, il n'existe pas moins de cinq versions. Nous publions ici sa version originelle, datée de 1919, dans une traduction qui restitue son oralité vorace et scandaleuse. La pièce éclaire les errances et les éclats d'un jeune poète, excessif et marginal, et par-là de toute une génération, traumatisée par la Grande guerre.

Par une sorte de quête faustienne inversée, l'artiste Baal aspire davantage à la décomposition qu'à la création et entraîne dans sa chute inexorable les êtres qu'il aime. « Il a le sérieux de la bête » : grand jouisseur insatiable, il incarne aussi bien la grandeur du créateur que la misère de la créature.

 

 

Baal

Traduit de l’allemand par Guillevic, 1956, 84 p.
ISBN : 9782851810755 - 9,50€

Résumé :

Au printemps 1918, Brecht écrivait à un ami : « Je voudrais écrire une pièce sur François Villon, qui fut au XVe siècle assassin, brigand, chansonnier et poète. » La remarque peut être considérée comme le début d’un intense dialogue avec la vie non seulement de Villon, mais aussi de Rimbaud et de Verlaine. Avec en perspective sa propre existence.

Baal est sans doute le texte le plus personnel de Brecht. Un texte de jeunesse que l’on passe sa vie à remanier, sans jamais en être totalement satisfait. Il n’en existe pas moins de cinq versions. Nous publions ici la dernière, celle de 1955.

De quoi ça parle ? On pourrait dire, en un mot : de l’appétit. Appétit du monde, qui ne s’exprime pas tant par l’histoire racontée que par la puissance verbale et par la présence du corps humain et du paysage. Les deux grands (f)acteurs de la pièce sont le sexe et le paysage : les « corps blancs » et le « ciel violet ». Cet appétit du monde fait penser à la quête faustienne, mais détournée, renversée : l’aspiration n’est plus métaphysique, mais physique. Et elle ne débouche pas sur la création mais sur la dé-composition. Le poète Baal consomme le monde. Ses poèmes vivent de la destruction de la bien-aimée et de l’ami. En ce sens, il est bien « le méchant Baal », « l’associal ».

 
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