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Bertolt BRECHT

L’Uppercut et autres écrits sportifs

Traduit de l’allemand par Marie Delaby, Bernard Lortholary, Jean Tailleur et Edith Winkler, 2007, 176 p.
ISBN : 9782851816337 - 15€

Résumé :

La boxe passe pour brutale et irrationnelle. Des visages ensanglantés, des hommes titubant sous l'impact d'une droite, tombant par terre parce que l'adversaire les a mis knock-out par un crochet violent, ce mélange répugnant entre la chair et le sang, divulgué à tout-va par la télévision, a façonné notre idée de ce sport. En déduire qu'il s'agit, par principe, d'une folle obscénité, c'est certainement aller un peu trop vite en besogne.

De fait, la boxe est un sport de combat très ancien. Nous savons qu'on la pratiquait déjà 1500 ans avant J.-C. en Crète. Donc : qu'il se batte celui qui veut se battre, à condition de respecter les règles et de trouver un adversaire consentant. Demandez à l'ombre d'Edith Piaf, à l'architecte Tadao Ando ou au sociologue Loïc Wacquant, initié à la boxe dans un ghetto noir de Chicago. La boxe, comme tous les grands sports, n'est pas un douteux divertissement. La boxe exige une discipline du corps et de l'esprit, de l'esprit comme partie du corps. Elle est une explication sur « scène » et donc proche du théâtre. Elle ne pouvait pas ne pas intéresser le jeune Brecht.

Dans le Berlin des années 20, il fréquente rings et boxeurs. Le combat de boxe devient pour lui une métaphore de l'existence, qui parcourt toute son œuvre, jusqu'à la fin.

 
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