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Du roman au théâtre

Chers amis,

En cette fin d’année, nous publions deux nouvelles pièces d’Henning Mankell.

Le point de départ : une photo de Robert Capa prise à la Libération dans une rue de Chartres avec au premier plan une jeune femme tondue pour avoir été « fille à soldats ». H. Mankell raconte l’histoire de Simone et de l’enfant qu’elle tient dans ses bras. La pièce, traduite par Terje Sinding et créée en 2010 à Nice dans une mise en scène de Daniel Benoin, part pour une longue tournée la saison prochaine. La seconde pièce, Miles, traduite par Camilla Bouchet, relate la rencontre improbable de Steinar, propriétaire d’une casse de voitures, et du jazzman Miles Davis. Une pièce sur la musique, et ce qu’elle est capable d’ouvrir en chacun de nous. Henning Mankell est connu dans le monde entier pour ses polars. Mais, comme il le dit lui-même, le théâtre est la passion de sa vie.

Étrange concours de circonstances, car parmi les nouveaux auteurs de l’Arche, trois d’entre eux partagent l’expérience de l’écriture romanesque et se lancent aujourd’hui dans le théâtre. C’est le cas de Sara Stridsberg, Léonora Miano et Aiat Fayez.

 

Medealand de Sara Stridsberg vient de paraître à L’Arche.

Née en Suède en 1972, Sara Stridsberg a travaillé sur les thèmes de la destruction et de l’aliénation dans la littérature, de Médée à Sarah Kane. Elle a reçu en 2007 le Grand Prix de littérature du Conseil nordique pour son roman La Faculté des rêves qui l’a révélée en France.
Chez Sara Stridsberg, Médée est un cas psychiatrique. Elle dort, allongée sur le sol dans la salle d’attente du néant. Un royaume des morts stérile. L’auteur se révèle dans l’art de glisser du mythe au cas clinique. « Une des raisons d’être de ma littérature est de faire naître le paradoxe. La littérature embrasse le monde entier et peut être un asile pour les indésirables et tous les marginaux du monde », écrit-elle. Sa pièce devient une matière vivante et crispante, qui brûle la langue et le cerveau.
Medealand est paru dans la collection « Scène ouverte » dans la traduction de Marianne Ségol-Samoy.


En janvier prochain, paraîtront les Écrits pour la parole, premier texte pour le théâtre de Léonora Miano.

Léonora Miano est née en 1973 à Douala et vit en France depuis 1991. Salué par la critique et plébiscité par les lecteurs, son roman Contours du jour qui vient a reçu le Prix Goncourt des lycéens en 2006. Elle consacre son premier texte théâtral à la présence noire dans la France d’aujourd’hui. Pour elle, on écrit « en raison d’une certaine tournure d’esprit et parce qu’on y est poussé ». C’est la nécessité de faire entendre des cris étouffés, de rendre audibles des paroles proscrites, qui la pousse aujourd’hui à nous livrer ces Écrits pour la parole.
En partant d’une série d’histoires personnelles, In-tranquilles – la première partie du recueil – nous plonge dans l’intimité de plusieurs personnages afropéens. D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Ces voix, on les retrouve dans Femme in a city – la seconde partie du recueil – où elle rapporte les tribulations de femmes noires et françaises en quête de justice, d’égalité et d’amour. Un manifeste jubilatoire qui ravira ses lecteurs.
Le livre sera disponible dès janvier 2012 à L’Arche.

Enfin, nous vous rappelons la parution en septembre dernier des Corps étrangers d’Aiat Fayez. Une pièce à découvrir de toute urgence.

Le mythe de l’étranger connaît comme chaque mythe mille et une versions. Aiat Fayez fut un étranger en France et il l’est resté après avoir quitté ce pays. Le regard de l’étranger reste toujours un regard différent de celui des autochtones. Même avec la meilleure volonté, il parle avec un accent, s’habille différemment ou bouge autrement et, surtout, ne peut se défaire de sa peau. Il est marqué et tous ceux et celles qui le rencontrent le savent tout de suite : « D’où vient votre petit accent ? » Les autochtones ne lui sont pas hostiles, ce serait une hypothèse trop facile. Mais ils sont conditionnés, réagissent comme on les a éduqués, ce qui est simplement humain, n’est-ce pas ?...
Autour de quatre scènes qui jettent une fascinante lumière sur cette incompatibilité, Aiat Fayez observe des choses que nous ne pouvions voir avec nos yeux. Le premier roman d’Aiat Fayez, Cycle des manières de mourir, est paru chez P.O.L. en 2009. Il travaille actuellement sur l’écriture de son deuxième roman.

L’Arche Editeur est agent théâtral des pièces présentées cette semaine.

Bonne lecture à tous !

 
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