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Le théâtre allemand vaut toujours un détour

L’Arche vous emmène cet automne à la découverte de ses auteurs allemands, avec pour commencer une lecture de la dernière pièce de Dea Loher, Le Dernier Feu (traduction Laurent Muhleisen), dirigée par Olivier Werner. Rendez-vous lundi 10 octobre à 20h au Théâtre Ouvert (Paris).



La pièce de Dea Loher s’ouvre sur la mort accidentelle d’un enfant, Edgar, âgé de huit ans. L’enfant est écrasé par la voiture d’Edna, un agent de police, lancée à la poursuite d’Olaf qu’elle prend pour un terroriste. Rabe, qui rentre de la guerre et vient s’installer en ville, est l’unique témoin de la scène. Comment faire acte de mémoire d’un tel événement ? Chacun s’exprime sous le contrôle des autres. Dans une polyphonie étrange, les voix s’étouffent. Dans quelle mesure sommes-nous complices de ce qui se passe ici ou ailleurs ? Dea Loher nous emmène dans un monde où nous n’irions pas sans elle.
Avec Reda Kateb, Pearl Manifold, Michelle Marquais, Mexianu Medenou, Cédric Michel, Lison Pinet, Nathalie Richard et Olivier Sabin.

La pièce paraîtra à L’Arche à la fin du mois.
L’Arche est éditeur et agent théâtral de Dea Loher.


Nous vous retrouverons ensuite au Théâtre des Célestins à Lyon, où Roland Schimmelpfennig sera à l’honneur jusqu’au 16 octobre. Claudia Stavisky reprend Le Dragon d’or dans la traduction d’Hélène Mauler et René Zahnd et crée Une nuit arabe, dans la traduction de Johannes Honigmann et Laurent Muhleisen.



Le Dragon d’Or, restaurant de spécialités asiatiques, est le point de départ d’une intrigue métaphysique. L’action se noue autour d’une rage de dents dont l’issue nous propulse dans l’intimité d’un personnage déraciné comme cette dent et pourtant tout entier habité de ses origines. Dans Une nuit arabe, c’est une coupure d’eau dans un immeuble HLM qui déclenche « l’histoire ». Au-delà des thèmes qu’elles proposent, ces deux pièces sont avant tout des variations théâtrales sur les rêves et le subconscient. Les personnages se jouent du temps, de l’espace et de l’action. Les anti-héros de Schimmelpfennig incarnent la fébrilité de la civilisation occidentale.
Roland Schimmelpfennig a travaillé comme conseiller artistique à la Schaubühne sous la direction de Thomas Ostermeier. Tout en agrandissant et radicalisant l’effet de la fragmentation de notre monde, ses pièces sont comme des poèmes ; mais les strophes sont devenues des scènes et le rythme une dramaturgie. Chez Schimmelpfennig il y a des perspectives larges dans des endroits étroits et des rêveurs éveillés qui obéissent à des lois secrètes.

Retrouvez le théâtre de Roland Schimmelpfennig à L’Arche.


Enfin, rendez-vous au Centre dramatique national de Sartrouville jusqu’au 21 octobre, pour découvrir L'Opéra de quat'sous dans la mise en scène de Laurent Frechuret et sous la direction musicale de Samuel Jean.



Bertolt Brecht nous fait plonger dans les bas-fonds de Soho vers 1900, où brigands et bourgeois s'exploitent, rêvent et s'encanaillent. L'Opéra de quat'sous se déroule à l'époque victorienne: la critique se dirige contre la vénalité et la corruption des affairistes, contre la collusion entre syndicats et gouvernement. Peachum, qui fait de la pauvreté son fonds de commerce, s'enrichit sur le dos de faux mendiants s'évertuant à éveiller la compassion des passants. Ces rues sont aussi le domaine de Mackie le Surineur, petit truand aux compétences multiples. Brecht nous pose encore aujourd’hui cette question:«Qu’est-ce que le cambriolage d’une banque, comparé à la fondation d’une banque?»
Basé sur la traduction par Elisabeth Hauptmann de L’Opéra des gueux de John Gay, le texte de Bertolt Brecht est joué dans la traduction de Jean-Claude Hémery. Notez qu’une navette gratuite depuis Paris est mise en place tous les jours depuis Charles-de-Gaulle–Etoile.

Retrouvez l’œuvre de Bertolt Brecht dans le catalogue de L’Arche.

Auf Wiedersehen !

 
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